Emblèmes des Comédies musicales

Les heures de gloire de la comédie musicale hollywoodienne auront été le fruit du travail passionné d’une poignée de réalisateurs, acteurs/actrices, chorégraphes doués et inventifs. Nous avons retenu pour ce dossier six personnalités, en solo ou duo, ayant marqué le genre à leur manière, apporté chacun une nouvelle touche, une nouvelle approche. Portraits, films cultes, analyses, comment ces figures emblématiques ont-elles laissé leur empreinte dans le paysage du film musical?


BUSBY BERKELEY

Il n’y a que les cinéphiles pour connaître son nom aujourd’hui. Les années 70 eurent Bob Fosse, les années 50 Stanley Donen, Les années 40 Minnelli, mais bien avant eux, et pouvant s’arroger les mêmes titres de gloire, Busby Berkeley fonda la comédie musicale hollywoodienne au début des années 30. Avec ses tableaux somptueux et son inventivité permanente, cet illustre méconnu mérite un moment de revenir au devant de la scène. Il commença sa carrière en 1918 comme lieutenant dans l’artillerie américaine en menant des parades. Après l’armistice, il fut chargé de mettre en scène des shows pour distraire les soldats avant de revenir à Los Angeles pour tenter le métier d’acteur et d’assistant metteur en scène. Commandité pour réaliser la comédie musicale Holka-Polka, il se découvre alors un talent particulier pour diriger des numéros chorégraphiés remarquables et compte très vite parmi les metteurs en scène de Broadway les plus en vue. Son arrivée à Hollywood se solde par un sentiment de frustration: à cette époque les chorégraphes de musicals ne peuvent choisir ni les cadrages ni le montage des séquences, privilège réservé au réalisateur. Il va convaincre le producteur Samuel Goldwyn de lui en laisser le pouvoir sur ses futurs travaux. L’une de ses premières innovation est de n’utiliser qu’une seule caméra, règle qu’il observera toute sa carrière, et de montrer les girls en gros plans.

 


GINGER ET FRED

 

 

Ginger et Fred, deux prénoms qui se suffisent à eux-mêmes pour évoquer l’un des couples les plus célèbres de l’écran. De disputes et quiproquos, de comiques en réconciliations planantes et pétillantes, le duo a marqué d’une empreinte indélébile les comédies musicales des années 30. C’est avant tout l’alchimie entre ce danseur hors pair jamais égalé et cette actrice aux ambitions dramatiques plus prononcées que celles de ses consœurs qui a marqué les esprits. Caustiques à souhait, maniant aussi bien les boutades que les pas de danse, ils se sont imposés en une dizaine de films comme les maitres du genre. Cependant, la star a toujours été toujours été Fred Astaire qui a su s’émanciper de sa partenaire et se tailler une carrière solo resplendissante.

 

JUDY GARLAND 

 

 

Judy naît Frances Ethel Gumm, à Great Rapids dans le Minnesota en 1922. Sorte de famille Tant-Mieux, papa, maman et les trois filles vouent une passion sans limite à la scène et jouent presque quotidiennement devant un public d’amateurs. Le trio des "Gumm Sisters", que Judy forme avec ses deux sœurs, devient une curiosité locale quand la famille déménage en Californie. Son rôle principal est celui de Dorothy Gale dans l’adaptation du Magicien d’Oz (1939). Popularité nationale et gloire hollywoodienne fleurissent et propulsent Judy au sommet des stars, au point qu’un Oscar spécial lui est attribué la même année. Fleurant le la fortune, le sournois Mayer décide de confiner la nouvelle égérie au registre de jeune innocente pendant quelques années. Il lui fait subir un rythme déchainé de tournages et apparitions publiques dans diverses manifestations.

 

 

VINCENTE MINNELLI

 

En 23 ans de travail à la M.G.M. et 34 films, Vincente Minnelli a crée sur l'écran un monde à part entière qui s'est éteint avec lui ne laissant que quelques traces dans les esprits modernes. Un monde composé de 14 comédies musicales, échelonnées sur l'ensemble de sa carrière et balayant tout le spectre du genre. Un monde ou les anges et démons côtoient les filles de bonne famille peu farouches et des danseuses timides, des coquins lunatiques et des aventuriers au grand cœur.

 

STANLEY DONEN ET GENE KELLY

 

C’est sur un plateau de Broadway que Gene Kelly rencontre Stanley Donen. Gene Kelly, déjà grande star des planches, prend sous son aile ce nouveau venu un brin timide et tout juste âgé de seize ans. L’histoire de l’un des duos les plus célèbres d’Hollywood se met en marche. Si le public aura principalement retenu le nom de l’aîné qui a brillé en tête d’affiche de bon nombre de productions de la MGM, le cadet va développer dans son ombre quelques chorégraphies et films succulents. Parallèlement à leur carrière en solo, les deux hommes vont réaliser trois films en commun: Un jour à New York (1949), Chantons sous la pluie (1952) et Beau fixe sur New York (1955). Une dernière collaboration qui provoquera le départ de Stanley dela MGM, chacun continuant sa route de son côté.
Pour compléter les portraits des deux hommes, FilmDeCulte revient sur le premier film du duo, leur plus grand succès et Hello Dolly réalisé par Gene Kelly après le départ de Stanley Donen.


BOB FOSSE

 Danseur, chorégraphe au style bien distinctif, Bob Fosse s'est tourné vers la réalisation à la fin des années soixante en adaptant l'un de ses nombreux shows: Sweet Charity. Il réalisera au total cinq films dont deux autres chorégraphiques qui lui vaudront de multiples récompenses. Il remporte l’oscar avec Cabaret en 1973 puis une palme d'or avec son autobiographie, Que le spectacle commence en 1979.

 

 

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